De l’identité numérique subie… au personal branding

PERSONNAL BRANDING SELON BOLERO

Le « personal branding » est l’art de traiter sa petite personne comme une marque à part entière. Anglicisme d’une société narcissique ? Sans doute, mais aussi une façon de se détourner d’un risque inhérent à l’ère digitale, le fait de subir son identité numérique. Du grand patron du CAC40, au salarié lambda, en passant par le politique ou le people… toute trajectoire personnelle ou professionnelle peut être impactée par l’image qui est livrée sur internet. Une personnalité influente doit donc s’attacher à construire son identité numérique … pour ne pas avoir à gérer a posteriori sa mauvaise réputation.

Définir ses objectifs d’image

A chacun de choisir l’histoire que retiendra l’internaute quand il le « googlisera ». L’image d’une personnalité doit d’abord être circonscrite en termes de thématiques : le monde est ainsi fait qu’il aime ranger les gens dans des cases. Par exemple, Pierre Paperon est considéré comme un expert de la blockchain, mais est également connu pour avoir gravi l’Everest. Il lui sera difficile de préempter beaucoup d’autres thématiques et d’ailleurs, il a choisi de ne mettre en avant que la première sur son profil Linkedin.

Il est ensuite important de fixer l’ambition en termes de cible et d’objectif, par exemple :

  • La popularité : générer de la sympathie de la part d’un large public (ex Barack Obama)
  • La gloire : générer de l’admiration de la part d’un large public (ex : Mark Zuckerberg)
  • L’estime : générer de la considération de la part d’un public ciblé (ex : Carlos Ghosn)

Il peut être tentant pour un dirigeant de twitter sur les résultats du foot par passion, mais aussi pour s’attirer la sympathie d’un public plus large. Cette idée répandue, surfant sur les valeurs d’authenticité et de proximité qu’ont apportées les réseaux sociaux, a pourtant ses contreparties dangereuses. Car à chaque objectif, il faut y associer le revers négatif possible. A savoir que la personnalité qui travaille sa popularité a plus de chance de basculer dans l’impopularité en cas de faux pas et donc de générer un bad-buzz difficilement contrôlable.  A l’inverse, le patron qui aura travaillé l’estime de ses pairs risque au pire d’être ignoré si ses contenus n’intéressent plus. Définissez vos thématiques, vos objectifs et vos cibles d’image en ayant conscience des conséquences possibles.

Construire le prisme d’identité numérique

L’identité numérique se construit par les contenus que nous partageons, mais aussi par ceux que nous subissons de manière directe et indirecte. Cela peut aller de la photographie ou vidéo compromettante, partagée par un ami, un concurrent… à une simple erreur personnelle. Sur le web, tout se “partage”, rien ne s’oublie – ou presque – et toute action a un effet sur notre profil numérique.

Pour réussir la tâche ardue de maîtriser son influence, décomposons l’image d’une personnalité comme l’a fait Kapferer avec une marque à travers le “prisme de l’identité numérique”. Composé de 6 axes, qui traitent l’ensemble des caractéristiques de notre profil digital, ce prisme permet de construire une vision cohérente d’une personnalité. Voici les facettes à travailler pour façonner une image au service de vos objectifs :

  1. La présence : le déploiement de la présence numérique ne doit pas être envisagé en termes de « place to be » mais plutôt d’objectifs. Le choix de s’exprimer sur Twitter, sur Linkedin ou sur Instagram doit dépendre de la communauté cible et des objectifs qui y sont associés. Ainsi une présence sur Linkedin pourra être retenue pour fédérer une communauté professionnelle, mais le fait de commenter et d’interagir personnellement avec les membres dépendra du lien que ce dirigeant souhaitera construire avec sa communauté.
  2. L’histoire : c’est une biographie ne retenant que les événements de vie qui façonnent la trajectoire et qui expliquent la singularité de la personnalité et certains de ses choix. Où ? Dans la bio Linkedin et sur Wikipédia, dans une vidéo Youtube qui mettra en avant le « why » du dirigeant.
  3. La fonction : plus qu’un CV, il s’agit de montrer que la personnalité possède une vision particulière sur son domaine et de mettre en avant les faits d’arme qui soulignent le positionnement voulu. Où ? Également sur Linkedin, Wikipédia et dans les portraits média.
  4. Le réseau : les différents réseaux sociaux activés peuvent être l’opportunité de fédérer des communautés différentes. Sur Wikipédia, les liens personnels avec des personnalités politiques, économiques ou autres peuvent être mis en avant selon les objectifs.
  5. Le “visuel” : il ne s’agit pas que du contrôle des photos et des vidéos compromettantes. Il s’agit surtout de donner une image de soi correspondant à ses attentes professionnelles et personnelles. Par exemple, un dirigeant très attentif aux hommes et aux femmes de son entreprise aura intérêt à montrer des images de lui accompagné de ses équipes. Celui qui veut insister sur le fait d’être un homme d’action préfèrera des visuels où il est sur le terrain.  ?  Les photos sur la biographie du site de l’entreprise, les comptes sur les réseaux sociaux, éventuellement la notice Wikipédia mais aussi les images qui seront communiquées aux média en cas d’interview.
  6. La “parole” : les citations, les extraits de discours, les hashtags associés, les mots d’esprit doivent refléter le fond (un spécialiste de l’énergie, du marketing digital, de la voiture connectée…) et la forme (humour, sérieux, charismatique…) de la personnalité. Où ? Des portraits dans la presse, dans la bio des réseaux sociaux, dans des citations ajoutées sur Wikipédia voire, si la notoriété de la personnalité de le permet, dans des dictionnaires de citations.

Un bon schéma vaut mieux qu’un long discours : Bolero vous propose de découvrir comment transformer votre image digitale en “personal branding” en téléchargeant son infographie via le formulaire ci-dessous.

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