Actualités expertise

 

Points de vue d'experts sur la veille d'opinion et le web 2.0

Community management : patience et persévérance pour dialoguer avec les consommateurs

Ecrit par François Pinochet le 02-02-2010 - Aucun commentaire

Dialogue

Nous menons, depuis près d’un an, pour l’un de nos clients une mission de veille et d’intervention dans les forums d’associations de consommateurs (60 millions de consommateurs, UFC Que choisir, etc…). Ces sites sont dédiés à l’expression de consommateurs exaspérés ; on y trouve essentiellement du négatif ! Le nom même de certains espaces indique bien la tonalité des échanges qui s’y déroulent (cf arnaques.com).

Notre rôle est d’établir un dialogue transparent et sincère avec les consommateurs pour apporter une solution à leurs insatisfactions. Sur ces espaces, la suspicion à l’encontre des marques est telle, que nombre d’internautes refusent la main tendue que nous leur proposons et préfèrent la polémique.
Nous devons en permanence garder la ligne de l’humilité et de la sincérité et ne jamais perdre de vue que notre présence n’est que tolérée.
Nous passons donc par des phases de remise en question où les internautes des forums cherchent à décrédibiliser notre action. Pas toujours facile de rester serein ! Notre persévérance est récompensée lorsque, comme la semaine dernière, un internaute remercie spontanément son interlocutrice pour son intervention grâce à laquelle son problème a été résolu. Il regrette même que l’entreprise n’ait pas réagi plus tôt !
Extrait du verbatim : « Epilogue : Le contact pris avec Sylvie (Paris) a été déterminant pour le déblocage de ce dossier. Le 20/01/2010 solde financier de ce dossier (c''est fini !). Merci à Sylvie et à Nathalie pour leur efficacité.
Conclusion : Si ce dossier avait été traité de cette manière dès le début, nous aurions économisé beaucoup de temps et de téléphone et cela aurait donné une meilleure image de cette société. »

Belle reconnaissance de notre travail car peu à peu, nous réussissons à instiller du positif dans un espace dédié aux insatisfactions. Face aux concurrents la différence d’attitude est flagrante et ne peut échapper aux internautes.

 

Le Web ne nous appartient pas !

Ecrit par Julien D le 20-01-2010 - Aucun commentaire

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En ce moment, je suis dans ma période « il faut rétablir la vérité sur le Web ». Non pas que j’ai la pressante envie de me mettre tout le monde à dos (c’est pourtant ce qui risque d’arriver !) mais redonnons à César ce qui appartient à César : le web ne nous appartient pas !
Je n’irai pas par quatre chemins : Mesdames et Messieurs de la communication, vous faites fausse route avec votre approche du Web ! Ne mettez pas nos chers internautes de côté.
Maintenant que tout le monde me déteste, argumentons ces propos calomnieux en soulignant les 2 principales erreurs (il continue l’effronté !) :
- La première est l’appréhension du terme NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Que signifient pour vous les mots « Information » et « Communication » ? Derrière « Information », nous mettons les mots « actualités », « journaux », « informations de masse », « news »…. Et derrière « Communication » ? Ce que nous avons toujours appris dans nos métiers : « publicité », « marketing », « slogan »,….
En résumé, le web ne serait qu’un support de communication comme les autres. Utilisons le comme un affichage 4x3 ou comme un magazine avec des métaphores, du teasing, de l’Image encore et partout …. Bref, on peut penser que le schéma du web est comme celui des autres supports : un annonceur (émetteur) => des lecteurs/spectateurs (récepteurs). Relation à sens unique…. Stoooop, arrêtons l’hécatombe !
Croyez vous que les internautes viennent sur le web uniquement pour subir et pour être de simples spectateurs ? Combien d’agences se sont cassées les dents en appliquant bêtement leur stratégie de communication offline sur Internet ?
Je rappelle que « Information » et « Communication » ne se passent pas uniquement entre l’annonceur et le public, je dirais même que c’est surtout de l’information et de la communication ENTRE internautes.
Les internautes communiquent, parlent, échangent entre eux : ce n’est plus vous qui leur vantez les mérites de vos produits, mais c’est eux qui en disent du bien ou du mal en partageant leurs avis avec les autres.
Les internautes s’informent entre eux : dépassé le blog de l’ado de 14 ans, maintenant les internautes deviennent des journalistes spécialisés, souvent plus rapides et plus influents que les stars du 20H !
Ce n’est pas pour autant que nous n’avons plus rien à faire ! A nous de les aider à communiquer : créons des réseaux sociaux, participons aux échanges, écoutons-les et rassemblons-les ! A nous de les aider à informer : rencontrons les bloggeurs, apportons leurs de l’info, blogguons nous aussi !
Vous ne me croyez pas ? Regardez les dernières études sur la pub en ligne : les e-pubs classiques (bannières, slogans…) ne sont pas regardées. Elles sont trop intrusives et l’internaute ne veut pas subir. Les pubs qui fonctionnent sont celles qui sont intégrées dans les contenus, qui s’adaptent, qui se font discrètes, qui ne s’imposent pas !
C’est beau n’est-ce pas ? J’écrase une larme tiens !
- La deuxième erreur est que le terme NTIC n’est pas complet à mon goût. Nous oublions une utilisation principale de ces supports numériques : l’application. Web = information, communication ET application.
Encore une fois, le Web n’est pas qu’un média. Les internautes l’utilisent aussi en tant qu’outil : achat, recherche, support musique, vidéo, littérature… Ils ne subissent plus, ils agissent et ils s’attendent à ce que l’on réponde à leurs besoins.
Notre expérience et nos connaissances de professionnels de la communication ne suffisent plus, nous ne sommes plus uniquement des annonceurs. Les NTIC(A) nécessitent une évolution et une remise en cause. Tant que les Nouvelles Technologies resteront ce qu’elles sont, il ne faudra cesser de se remettre en cause.
Nous pouvons sans problèmes créer des projets Web qui mixent communication et application. Par conséquent, quand nous travaillons sur une stratégie Web, il faut aller plus loin, c’est à dire penser à l’image bien sûr, mais aussi et surtout penser aux besoins.
En conclusion, « les choses ne sont plus ce qu’elles étaient ma bonne dame » ! Pour rester en course, il est nécessaire (dans l’ordre) : d’écouter, de comprendre, de connaître et de répondre aux internautes ! La société, les internautes et donc les consommateurs au final, sont ainsi aujourd’hui. Adaptons-nous et surtout allons plus loin !

 

La notoriété est devenue « has been » !

Ecrit par François Pinochet le 17-12-2009 - Aucun commentaire

Leadership

La notoriété est un indicateur du leadership devenu « has been ». La prise de pouvoir par les consommateurs et, plus particulièrement, les internautes, a bouleversé les repères.
Le leader n’est plus celui auquel on pense spontanément : la fameuse notoriété « top of mind », facile à acquérir pour autant qu’on dispose des budgets suffisant pour un matraquage publicitaire en règle.
Le leader, n’est cependant pas forcément le plus riche. Il peut être celui qui sait se faire remarquer. C’est le chemin vers la notoriété qu’offrent la créativité dans les concepts et l’inventivité dans les moyens.
Les publics internautes désormais ont repris du pouvoir : le pouvoir d’achat ou de non achat, mais surtout celui qu’ils ont acquis en ayant la possibilité de donner leur avis, d’échanger leur point de vue, en amont de l’acte d’achat. Le vrai leader est finalement celui dont on parle dans les conversations sur le web.
C’est pourquoi on ne peut plus raisonner part de voix et notoriété mais bien pouvoir d’influence. Mesurer la notoriété revient à constater, à postériori, celui qui a parlé le plus fort. Mesurer le pouvoir d’influence, c’est évaluer celui qui parle juste et touche au cœur des préoccupations. C’est aussi une manière d’anticiper les comportements.
Le must du leadership, au-delà d’être celui dont on parle, c’est bien d’être celui dont on reprend les propos, diffuse les idées et les valeurs. L’influence est en définitive l’art de se faire discret tout en étant omniprésent.
Chez Bolero, nous intégrons systématiquement la Web Intelligence, c'est-à-dire l’écoute et l’analyse des opinions, avant les actions d’influence.
Écouter pour comprendre, comprendre pour agir intelligemment, agir pour être influent, telle est notre ligne de conduite.

 

Ethique du passe à ton voisin

Ecrit par François Pinochet le 30-11-2009 - Aucun commentaire

Ethique du "passe à ton voisin"

L’usage d’internet s’est encore accéléré avec l’arrivée de Twitter. Tout se passe comme s’il y avait une sorte de boulimie d’informations. C’est à celui qui repèrera une info en premier et en fera bénéficier son réseau le plus vite possible.
Le bon côté, c’est que celui qui veut rester au fait de l’actu, n’a qu’à « follower » quelques internautes particulièrement actifs. Mais la question de la qualité de l’info demeure. Tout évolue comme si le pouvoir ou la liberté dépendait de la quantité d’info absorbée en faisant abstraction du fond.
Seuls des esprits supérieurs avec des QI einsteiniens sont capables de lire, d’assimiler, de synthétiser la quantité d’informations dont nous sommes abreuvés quotidiennement par nos réseau perso. Le twit est la version la plus aboutie, ou la plus dévoyée c’est selon, mais combien d’entre nous lisent la totalité des liens vers les articles que nous envoient nos amis par mail ou par messagerie instantanée ? Combien parmi les expéditeurs ont seulement pris la peine de lire l’article qu’ils nous adressent ? Ils ont, la plupart du temps, repéré le titre et fait une association d’idée avec nous. Il est certes rassurant de constater que nos proches pensent à nous, il est parfois étonnant de voir à quels sujets ils nous associent. Mais il est clair qu’à aucun moment ils n’ont cherché à remettre en question l’authenticité de l’info qu’ils ont contribué à faire circuler. Pourquoi pensent-ils que l’article m’intéresse ? Qu’en ont-ils, eu même tiré comme enseignement ? Moi ça intéresse de le savoir surtout s’ils sont mes amis !
Je rêve d’une éthique du « passe à ton voisin ». On pourrait créer un label matérialisé par une petite icône qui accompagnerait les liens que nous transmettons. Ce label engagerait l’expéditeur à :

  • Lire intégralement l’article
  • Prendre connaissance de la source (et émettre une réserve s’il ne la connait pas)
  • Rédiger un commentaire, résumant le sujet avec pourquoi il lui a semblé intéressant de le faire passer à la personne et préciser son point de vue sur l’article.

Évidemment, qu’elle perte de temps pour l’expéditeur! mais ne gagnerait on pas du temps ailleurs :

  • En se penchant davantage sur le fond des choses. C’est en se posant des questions, en exerçant son libre arbitre que l’on progresse.
  • En évitant l’ouverture intempestive de fichiers sans intérêt qu’il faut bien supprimer
  • En faisant gagner du temps aux autres en leur résumant le contenu (à charge de revanche)

Un tel label serait assurément d’utilité publique !

 

E-shopping: un système en vogue?

Ecrit par Emilie le 26-11-2009 - Aucun commentaire

E-commerce

Bolero a donné fin Octobre une conférence sur le thème « Les Femmes 2.0 » au sein de la boutique Fermob Paris. L’occasion de rappeler la place qu’occupent désormais les Femmes sur le Web, leur réseau d’influence et ce qu’elles y font… Une transition parfaite vers le sujet qui nous intéresse: le e-shopping ! Il s’agit d’achat à distance en ligne, un processus dans lequel l’Internaute n’a plus besoin de se déplacer et peut recevoir directement chez lui le ou les articles achetés sur la toile.
Qu’en est-il du marché actuel de ventes en ligne et plus particulièrement du segment « mode et habillement »? Quel en est l’intérêt ? Et quelles en sont les limites ? Tant de questions qui m’interpellent particulièrement en tant que véritable accroc du shopping et qui me donne envie de faire un petit tour d’horizon des « pour et/ou contre » de ce nouveau mode d’achat à disposition des consommateurs que nous sommes!
LE E-COMMERCE EN QUELQUES CHIFFRES…
La FEVAD (Fédération E-commerce et Vente à Distance) annonce une évolution de +25% en 2008 avec 21.7 millions d’acheteurs en ligne (sur 33.1millions d’internautes). Le marché du e-commerce prend une ampleur considérable en France et représente désormais une part significative des achats réalisés par les Français, qu’ils soient quotidiens ou ponctuels. Face au succès connu par les sites de e-commerce, le nombre d’acteurs sur la toile ne cesse d’augmenter :

Progression de sites marchands actifs

… ET LE E-SHOPPING DANS TOUT CA ?
Ce que nous appelons ici « e-shopping » concerne le marché de la mode et de l’habillement sur Internet. C’est une part spécifique de l’ensemble du e-commerce et sur laquelle nous ciblerons la suite cet article.
Toujours selon les données de la FEVAD, on constate depuis quelques années que le marché de la mode et de l’habillement en ligne ne cesse de progresser :

  • Sur la période juillet 2008-juin 2009, les ventes en ligne affichent une progression de 21 % par rapport aux douze mois précédents alors que la consommation totale d'habillement a régressé de -3,9 %.
  • Ce sont les 25-44 ans qui achètent proportionnellement le plus sur Internet : elles disposent de moins de temps et achètent également pour leurs enfants.

LES POURQUOI D’UN SUCCES GRANDISSANT
Pourquoi acheter en ligne est-il autant à la mode ? Tout d’abord c’est simple et pratique : vous pouvez tout faire depuis votre canapé ultraconfortable au chaud sans mettre le nez dehors ! Avouez, c’est du grand luxe, surtout lorsque vous êtes hyper active et que vous n’avez pas une minute à vous pour faire les boutiques aux heures d’ouvertures !
Secondo, vous achetez rapidement et sans engagement : vous pouvez la plupart du temps échanger ou renvoyer votre article contre remboursement, donc pas trop de risques…
Enfin, un argument choc et pas des moindres : vous payez moins cher ! En effet, la vente en ligne a la réputation de rassembler tous les bons tuyaux pour être au top de la mode à petits prix. Prenez pour exemple les sites tels que venteprivee.com, qui tous les jours, mettent en ligne des centaines de produits tendances et actuels à prix cassés. Pourquoi vous priver d'un sac à main tout à fait adorable que vous avez repéré dans cette petite boutique et qui est à -50% en ligne? C’est cela particulièrement qui entretient le succès du e-shopping et plus encore en temps de crise !

OUI MAIS QUAND MÊME, IL Y A DES LIMITES !
Malgré tous ces avantages, un certain nombre d’inconvénients me sautent aux yeux. En effet, quand on est une « vraie fille » comme moi, et qu’on adore se balader avec les copines pour faire les boutiques, face au e-shopping, on ne peut d’empêcher de se dire : bon sang, c’est vrai c’est sympa et pas cher mais tout de même il manque un truc ! Car concrètement, où est le plaisir ?
Vous passez des heures à chercher la perle rare, la super promo en ligne, sans savoir vraiment ce que vous cherchez. Vous scrutez, vous errez, mais vous ne vous reconnaissez pas vraiment dans ce nouveau mode d’achat… Et pour cause ! En général, vous achetez 15 articles en ligne et en renvoyez 12 qui, en fait « vus comme ca » ne sont pas si tops que vous l’auriez pensé! Problème de taille (« je comprends pas ?...d’habitude je fais un 38 ?! »), mauvais rendu de la matière, coupe mal saillante….C’est la déception !
On ne peut donc pas nier les limites du système, sans compter qu’on perd totalement le plaisir d’essayer, la sensation du toucher : un sac en cuir, un carré en soie, un pull en cachemire… Quel gâchis sans cette proximité avec le produit qui fait tout le charme de l’achat. On perd l’identité du bien tant désiré, et pire on est encore plus indécise : « Oui mais je sais pas, on voit pas trop la couleur là, et puis c’est sûr, sur le mannequin elle est top cette robe, mais sur moi… Non je crois pas ! Quoique… elle a l’air trop belle et il n’en reste que 2 en stock… » QUE FAIRE ? Reconnaissez le : C’est LE gros dilemme à chaque fois !
… Et cet article ne serait pas complet si je ne vous chantais pas l’éternel refrain de la perte du lien social, car le e-shopping c’est encore bel et bien un peu plus de virtuel dans nos vies de « geeks » et dans ce monde de brutes…
Un débat intéressant à l’approche de Noël : que choisirons-nous entre les prix cassés qu’offre le e-shopping et l’irremplaçable charme des boutiques? Les chiffres nous le diront…

 

Les tendances du web pour 2010

Ecrit par Julien D le 28-10-2009 - Aucun commentaire

Les tendances 2010 du web

Le Web et les nouvelles technologies de communication ne cessent d’évoluer. Nous essayons d’aller toujours plus loin dans la numérisation des données, dans le partage des informations et dans l’interactivité (communication élaborée) entre les gens. Google lui-même ne l’a jamais caché : son objectif est de numériser l’univers entier afin de le rendre [immédiatement] accessible à tous. Dans cet univers, nous y mettons les objets, les éléments naturels et nous même. La finalité ? C’est un débat qui mérite un autre article…
Par conséquent, chaque année de nouvelles évolutions des NTIC (nouvelles techno de l’info et de la com) font leur apparition. Et tous les 5 à 10 ans, nous notons une nouvelle vague, une nouvelle « époque » qui met en avant un flot d’innovations. Nous avons assisté au début et à la fin du Web 1.0 avec la Bulle Internet. Le Web 2.0, quant à lui, s’est imposé depuis 4, 5 ans avec son lot de nouveaux usages des NTIC, axé principalement sur le participatif.
En ce moment, un petit tremblement de terre se fait sentir, comme si nous nous attendions à des répliques de plus en plus fortes annonçant de nouveaux changements. Le Web 3.0 ?? Possible… Certains affirment que les évolutions seront telles que nous allons entrer dans une nouvelle ère, l’ère du Web² (le Web puissance 2) ou Web squared.
Doit-on parler de tendances ? Oui, si nous comparons les NTIC à la mode, c'est à dire des nouveautés créées de toutes pièces par les pros du marketing. Personnellement, je pense que les NTIC évoluent avec le besoin des utilisateurs. Ça aussi, c’est un autre débat…
Il est clair que de très gros changements sont en vue. Je suis sûr que vous aviez ressenti les plaques bouger sous vos pieds. Mais vous n’aviez sûrement pas encore pris le recul pour apprécier la « révolution » qui se prépare.
Voici donc une première liste de tendances (même si le mot n’est pas vraiment adéquat). Partons du principe qu’elles sont tendances, si nous savons les utiliser avant tout le monde et de manière concrète pour nos clients.
- Le Web instantané : il existe déjà grâce à Twitter mais d’autres outils vont sortir d’ici peu. L’internaute a de plus en plus soif d’information rapide, même immédiate. Il veut du temps réel et de l’instant T. Google Wave en est le meilleur exemple : un outil online pour échanger et partager mails, photos,… dans une même interface et en direct.
- La 3D dans le navigateur : Flash a fait les premiers pas en intégrant la 3D dans sa dernière version. (Bolero aussi avec Lapeyre) Plus besoin de logiciels tiers à télécharger. Les navigateurs vont aller plus loin : standardiser la 3D directement dans le code HTML des sites. Conséquences : des nouvelles expériences utilisateurs et des sites encore plus interactifs (avec une compatibilité maximum).
- La montée en puissance de l’identité numérique : la numérisation concerne aussi les individus. Nous l’avons vu dans un précédent article, vos actions sur le web sont le reflet d’une vie parallèle à la vie matérielle : la vie numérique.

- La réalité augmentée : superposition d’informations virtuelles à des images réelles par l’intermédiaire de supports technologiques (Iphone, ordinateur avec webcam…) en temps réel.

- L'internet des objets: tous les objets de la vie quotidienne communiquent avec le réseau par l’intermédiaire de puces RFID, ou de tags (sortes de timbres, codes barres) apposés sur les supports.

- La numérisation du « réel » : concept le mieux représenté par les activités de Google : numérisation des livres papiers, numérisation des visages,… etc

- Le participatif va lui aussi monter en puissance : il est de mèche avec le Web instantané. Google vient de sortir une mise à jour de sa toolbar : « Sidewiki » qui permet de commenter les sites sur lesquels nous surfons et de voir les commentaires des autres. (CF article de Vincent Abry)

Ces nouveautés ne sont applicables que si nous savons les amener jusqu’au grand public. Les nouvelles technologies ne sont intéressantes que si elles sont utilisées par un maximum de personnes.
Attention, il est probable que vous en entendiez parler plus rapidement que prévu…
Bolero n’est pas loin…

A lire: Les 5 tendances qui comptent

 

Ras le bol des marques intrusives !

Ecrit par François Pinochet le 07-10-2009 - Aucun commentaire

Ras le bol des marques intrusives !

C’est le sentiment partagé par plus de 40% des internautes. On les comprend, avec les boîtes aux lettres surchargées de paperasse, les phonings intempestifs, les spams, les e-mailing, les newsletters et les campagnes sms! STOP ! N’en jetez plus sinon c’est vous qui vous ferez jeter par les consommateurs. C’est d’ailleurs le cas dans les espaces de conversation du web.

Gare à ceux qui ne respectent pas la netiquette. Pourtant les marques ont bien du mal à renoncer à infantiliser les consommateurs. L’immersion dans les conversations d’internautes est un exercice délicat pour elles. Celles qui le maîtrisent créent une proximité incomparable avec leur public. Certains s’y essaient en novice : avec leurs gros sabots, leur jargon marketing et leurs arrières pensées commerciales, ils se font gentiment rabrouer et passent pour des ringards ! Pire, sont ceux qui avancent masqués, ils se font vite repérer et essuient des attaques qui mettront rapidement en branle leur e-réputation. Il y a là quelque chose de rassurant: le rapport de force est enfin rétablit. Le web communautaire permet une relation adulte entre marques et consommateurs. Faisons en sorte qu’il le reste.

Voici donc 3 règles pour s’immerger dans le web communautaire et ne pas s’en faire éjecter :

  • Sincérité : Prenez le temps d’analyser vos intentions avant d’agir.

- Contribuez à faciliter la vie des internautes, sous forme d’informations utiles et pragmatiques,

- vos intentions doivent être claires ; ne pas intervenir masqué.

  • Humilité : considérez que vous n’êtes qu’un invité sur la toile.

- Acceptez d’être critiqué : admettez que la marque peut être faillible,

- évitez de donner des leçons de morale, porter ses valeurs comme un étendard peut coûter cher quand le vent tourne.

  • Assiduité : soyez sérieux et réactif sans être omniprésent.

- Être en veille régulière pour ne rien manquer (éviter les absences prolongées),

- répondez vite (ce qui n’est pas facile quand il y a des circuits de validation en interne),

- sélectionnez quelques espaces influents où intervenir(l’ubiquité est suspecte).

5 avantages d’un plan de vigilance consommateur:
- levez les éventuelles insatisfactions avant qu’elles ne s’amplifient,
- canalisez les insatisfactions hors de l’espace public,
- convertissez des internautes en ambassadeurs et établissez une relation de proximité avec les leaders d’opinion,
- affichez la préoccupation de la marque pour ses clients,
- faîtes valoir le point de vue de la marque dans les conversations.

 

5 bonnes raisons de gérer AUSSI la réputation d’employeur

Ecrit par Caroline Faillet le 22-09-2009 - Aucun commentaire

Smilley

Avez-vous déjà essayé de « googliser » vos collaborateurs ? Chez Bolero, tout le monde est clean (enfin presque, hein Fred ?). Chez nos clients en revanche, y a du boulot ;-), voilà pourquoi :

  1. Vous ne contrôlez pas les données qu’échangent vos employés : Google est plus consulté que les intranets pour s’informer sur l’entreprise, LinkedIn est plus utilisé que les annuaires internes, Facebook concurrence les sites de syndicats pour l’appel à la mobilisation... Les jeunes recrues viennent avec des réflexes qui bouleversent la communication interne. Comprenez ces outils et utilisez-les !
  2. Il n’y a aucune frontière entre vos employés et les candidats potentiels. Les postulants consultent un site recrutement pour savoir quel discours servir en entretien mais ils se font leur opinion ailleurs : site de notation d’entreprise, d’évaluation de stage, forums étudiants, féminins où ils questionnent des salariés en place. Captez les attentes de ces candidats et répondez-y !
  3. Votre entreprise est mal représentée. Ce sont les profils les plus précaires et qui ont une vision partielle de l’entreprise (stagiaires, intérimaires, sous-traitants, jeunes…) qui s’expriment le plus sur les coulisses de l’entreprise. Comblant le vide laissé par leur employeur, ils en deviennent les porte-paroles à leur insu. Contrôlez et canalisez les opinions qui s’expriment !
  4. Votre entreprise est à la merci des personnalités qui la composent. Le public n’a pas encore conscience qu’il mêle sur Internet informations liées à son travail et vie personnelle. Publiant des vidéos réalisées sur son lieu de travail, écrivant un blog polémique à son nom permettant les recoupements avec sa position dans l’entreprise… l’employé mêle parfois involontairement l’image de son entreprise à sa propre identité numérique. Formez et informez !
  5. Vous n’avez que peu de recours juridiques. Fermeture d’un forum d’employés, attaque en diffamation d’un blogueur pour avoir critiqué son entreprise… On ne compte pas les gaffes des entreprises qui ont occasionné plus de dommages en offrant une caisse de résonance à leur adversaire qu’une reconnaissance du préjudice. Oubliez donc les déclarations de guerre et dialoguez !

 

« Non Maman, je ne suis pas infographiste ! », ou la difficulté d’expliquer son métier de professionnel du Web.

Ecrit par Julien D le 15-09-2009 - Aucun commentaire

About Us

Situation : 2005 - Repas de famille.
« - Julien, hier j’ai rencontré ton ancienne institutrice Madame Michu (tout le monde a eu une instit’ Mme Michu !)… Elle m’a demandé ce que tu devenais et quel métier tu faisais. Je lui ai dit que tu te plaisais beaucoup dans ton travail d’infographiste.
- Maman, encore une fois, je n’ai jamais été infographiste. Je suis Consultant Web !
- Oui, ‘fin c’est pareil… »
En effet, je travaille avec des infographistes mais je n’ai jamais fait de graphisme. Je suis Consultant Fonctionnel Web. Mais qu’est ce donc que cette chose ? Une nouvelle espèce animale ? On peut dire ça…
Pas évident de comprendre quand on ne connaît pas l’univers du web professionnel. Ces métiers sont difficiles à définir même pour nous, intéressés. D’où provient ce flou ?

  1. Le web professionnel est très récent en comparaison à d’autres métiers. Le métier de banquier ou celui de commerçant existe depuis des centaines d’années alors que le web tel que nous le connaissons n’a pas encore 30 ans.
  2. Le web est un univers en perpétuelle évolution car il dépend des nouvelles technologies. Les métiers du web suivent ce mouvement.
  3. Le web est un univers très large aux multiples facettes, donc beaucoup de spécialités.
  4. Le web souffre encore de son image de « gadget ». Il y a un fort manque de reconnaissance donc de prise au sérieux par le grand public et de ce fait peu d’intérêt pour les métiers du web.
  5. Les appellations des métiers du web ne sont pas encore totalement officielles.

Bref, beaucoup de facteurs qui ont du mal à asseoir ces métiers dans la conscience des gens.
Ce qui provoque le plus de confusion est le fait que le web soit issu de la fusion de plusieurs univers professionnels antérieurs à celui-ci. Aujourd’hui encore, la plupart des professionnels viennent de la communication offline, de l’informatique ou du journalisme. Les formations uniquement NTIC sont trop peu nombreuses. Pour la majorité des gens, il est donc facile de regrouper tout ça dans le même sac.
Heureusement, depuis quelques années, une nouvelle génération de professionnels issus exclusivement de la culture Web, apparaît sur le marché. Moi-même j’ai suivi l’une des premières formations délivrant un diplôme d’Etat de chargé de projet NTIC. Malgré quelques bases en communication, mes connaissances et aptitudes n’ont qu’un objectif : travailler sur des projets Web. Ainsi les compétences de ces nouveaux professionnels sont plus précises, plus abouties et plus développées… Et ce n’est que du positif pour les projets, les clients et les internautes. Honnêtement, je dirais que pour vraiment connaître le web (et les internautes), il faut « venir » du web.
Si ces différents métiers et ces nombreuses spécialités existent, c’est qu’ils ont lieu d’être.
Prenons l’exemple de Bolero : Quels sont les profils métiers à l’agence ?
- Les chargés de projet multicanal : ils sont responsables de dossiers de communication off et online. Comme tous chargés de projets, ils s’occupent du bon déroulement du projet, de la relation client et de la stratégie.
- Les chargés de projet Web : ils sont uniquement responsables de projets onlines.
- Un consultant fonctionnel Web (c’est moi !!) : il travaille avec les chargés de projet et l’équipe de production. Son rôle : appliquer de manière concrète la stratégie du projet et surveiller sa réalisation. Il est souvent le lien entre les chargés de projet et le studio. Il est surtout le garant des besoins et des attentes des internautes.
- Les chargés de veille : ils surveillent et analysent les communautés, les conversations et la réputation de nos clients sur le web.
- Un studio de production : avec des développeurs flash et web, des graphistes spécialisés flash et 3D, un directeur de studio…
Pour finir, il faut savoir que le gouvernement a eu la (merveilleuse) idée d’officialiser ces métiers en créant un site: http://www.metiers.internet.gouv.fr/
Si vous êtes dans le même cas que moi, que vous ne savez pas comment expliquer votre magnifique métier, il y a un groupe Facebook pour ça : " mais c'est quoi exactement ton métier ?"

 

Mediateek

Ecrit par Sylvie le 07-08-2009 - Aucun commentaire

WIFI Beach

Depuis qu’au mois de juin, notre Premier ministre a publiquement admis être un geek, la connaissance de cette communauté touche enfin le grand public grâce aux médias ! 20 minutes Hebdo de l'été, titre un article : « Le geek, c’est chic à la télé » (certainement en hommage à Julien pour son article du 16 juillet sur notre site), SCIFI re-diffuse GEEKDOM ou les animateurs représentent symboliquement les néophytes (Lio) et les pros (Nicolas Deuil) et même TF1, dans son 13 heures style JPP, enquête sur les notebooks et Iphone à la plage….
Bientôt, nous n’entendrons plus répondre lors d’un sondage sur la signification du mot geek :
- « ce sont les places pour handicapés » (GIC)
- « le truc pour remonter la voiture » (cric)
Soyons honnêtes, nous profitons largement de leur environnement :
- pour nos achats sur le net : www.mageekstore.com - www.coindugeek.com
- dans le choix du matériel high tech et son dépannage par l’intermédiaire des forums.

Même pour les attraper : www.copinedegeek.com. Vous avez raison Mesdemoiselles, le geek a de l’humour et du charme (je vais faire plaisir à certains !) Alors même si parfois, en cherchant des définitions, nous nous perdons dans des labyrinthes, le web sans vous serait trop triste, Merci à tous.

 

Le geek, c’est chic !

Ecrit par Julien D le 16-07-2009 - 1 commentaire

Le geek c'est chic

Petit rappel de ce qu’est un geek : à l’origine, ce terme désignait les passionnés d’informatique, de comics, de jeux vidéos… Des gens très peu sociables dont la gestion de l’apparence et le rapport à la mode se limitaient à un tee-shirt « Mario Bros » ou un message en langage de programmation que seuls les individus de la même espèce pouvaient comprendre ! Bien sûr, ce type de personnage, je dis ça sans mauvaise critique, existe encore.

Mais le geek a bien évolué : il a d’abord connu une phase que l’on peut appeler de « spécialisation ». Nous avons alors vu apparaître des « geeks informatiques », des « geeks jeux de rôle », des « geeks high tech »… De la même façon que l’humanité s’est divisée en peuples, les différents groupes d’homos sapiens geekus ont créé des cultures différentes avec des codes différents. Et ne cherchez pas à les mélanger… C’est comme essayer de dire que les passionnés de Harley (Davidson) vont se promener le dimanche avec les fans de motos sport Honda ! Rien à voir…
La transformation est également physique, certains geeks n’étant plus ce qu’ils étaient : fini les cheveux gras, les lunettes à double foyers et, grâce à Petrol Hahn, les pellicules disparaissent!! Bref, le geek a muté (sans toutefois se transformer en x-men !).
Pourquoi la geek attitude n’est elle plus si étrangère à notre monde? Plusieurs raisons à cela :

1. « Toi aussi tu as un iphone ?! »
Avant, les technologies auxquelles le geek s’intéressait étaient très éloignées de notre vie de tous les jours. Au mieux, on avait un portable Nokia et l’option « vibreur » était le summum.
Aujourd’hui les ultra portables, les smartphones, les TV HD ne sont plus des objets rares et insolites. Ce ne sont plus des gadgets, nous en avons tous; mais qui s’y connaît le mieux et qui est là pour vous expliquer la mise en route de votre Freebox ? Le geek !

2. « Tu as vu mon cadre photo numérique Philips ? Il est assorti à ma TV écran plat laquée noire ! »
On vient de le voir, les nouvelles technologies sont de plus en plus « grand public » et de ce fait intégrées à notre quotidien. Le design devient un élément décisif, nos appareils ne peuvent plus se contenter du minimalisme du minitel (si si, c’était moche un minitel !). Les constructeurs ont eu la très bonne idée de travailler l’esthétique des produits technos, pour le plus grand plaisir de tous… Et encore une fois, qui est l’un des seuls à pouvoir vous parler du dernier portable Sony habillé par Sonia Rykiel ? Le geek !

3. « Toi aussi tu es sur Facebook ? Oui, sur Twitter aussi ! »
Vous avez tous subi (enfin, vous le vouliez bien !) un jour ou l’autre la mode de ces nouveautés du Web. Tout le monde a un compte Facebook de nos jours… Et Second Life, dites-moi que vous n’êtes pas allés y jeter un coup d’œil ?! Le nouveau phénomène Twitter n’échappe pas à la règle. Comment croyez-vous que ces nouvelles applications soient arrivées? Les internautes n’y ont pas adhéré en un clic ! Il y a toujours une phase où le geek teste avant vous ! Un temps où vous ne vous doutez même pas que de nouveaux outils passent par les mains expertes de l’homos sapiens geekus. Encore et toujours le geek ! (Mince, ils sont vraiment partout alors ?)
Les professionnels de la communication et du marketing se sont rapidement aperçus du nouveau rapport entre le public et les nouvelles technologies. Nous avons surtout remarqué que pour s’adresser aux consommateurs finaux, il fallait savoir communiquer avec le « pré-consommateur », le geek, puisque c’est lui maintenant qui crée les tendances ! Il a des supports pour ça. On ne compte plus les blogs comme Geek and Hype ou Tendance Hightech qui font, par exemple, l’éloge du dernier canapé Roset avec support Ipod intégré. Les annonceurs vont donc communiquer sur ces médias pour attirer le geek.
Il est vrai que nous aurons toujours besoin de ces rois de la tendance High Tech mais à force d’intégrer toutes ces technos dans notre vie, certains d’entre nous deviennent peu à peu des geeks. Des magazines « lifestyle » pour hommes comme Stuff et T3 mélangent test du dernier modèle BMW, nouvelle collection H&M et comparatif netbooks.

Les jeux vidéo ne sont plus réservés aux ados. Connaissez-vous Amusement ? Il s’agit d’un magazine « traitant des jeux vidéo comme d'un mode de vie, laissant de côté les affres de la critique traditionnelle pour privilégier fond et esthétique. ». Dans le dernier numéro de ce mag, ne soyez pas surpris de trouver la partition pour piano de Tetris ou une série mode par le photographe Marcus Mam (magazines Vogue ou Figaro Madame) sur le thème du jeu [violent] Grand Turismo 5.

En résumé, le geek d’aujourd’hui s’habille en costume Calvin Klein, surf sur le web avec son Iphone 3GS, travaille pour une grosse entreprise, et organise des soirées Wii-champagne…
Le geek est vraiment chic !!

 

Le web influenceur : profil et fonction

Ecrit par Pierre le 02-07-2009 - Aucun commentaire

Le web est constitué d’une multitude de communautés, de petits mondes qui discutent, débattent, s’interrogent, s’engueulent, etc… En bref, une galaxie constellée de milliers de planètes plus ou moins ouvertes et interconnectées.
Sur toutes ces planètes, des personnes sortent du lot, des individus que l’on écoute plus que d’autres et dont on ne raterait aucune intervention. On les appelle des « Influenceurs ». Mais qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils reconnus et suivis plus que d’autres internautes ?

Un « web influenceur » s’exprime forcément sur une plateforme :
Les bloggueurs sont sans doute à l’origine de la notion de web influence. Pour ne citer que la communauté marketing/web/entrepreneurs d’il y a 1 ou 2 ans, les plus illustres d’entre eux restent Loïc Le Meur, Embruns, ou encore Otto. Ces bloggueurs/entrepreneurs ont été rapidement étiquetés comme « influents ». Chacune de leurs interventions était commentée et analysée. Certains, comme Loïc Le Meur, se sont même investis en politique, ce qui leur a valu quelques désagréments.
Les influenceurs sont aujourd’hui présents sur toutes les communautés (cuisine, automobile, design…etc) et non plus limités au web/marketing. Nous avons même vu récemment des blogs féminins comme « Poppyrose et la vie en rose » prendre la tête des classements de blogs.
On peut rajouter pour le support des blogs un autre type d’influenceur : le « commentateur » influent. En effet, certains blogs ont la chance de lancer de vraies conversations autour d’un sujet et les commentaires peuvent faire émerger des personnalités qui vont influer sur le débat. Certains de ces commentateurs, par la pertinence de leurs interventions sur un blog, vont être particulièrement influents sans avoir écrit l’article original.
Nous observons aussi des internautes influents sur d’autres supports comme les forums spécialisés. Dans ces communautés ultra-spécialisées, certains profils, plus sérieux que la moyenne des intervenants, se distinguent de par la pertinence de leurs propos. Ce sont en général des « anciens » sur le forum et ils font dès lors figure de référence sur ces sujets très pointus. La présentation des profils sur les forums permet de repérer facilement ces individus : nombre de messages, date d’inscription, date de la dernière intervention… Souvent, ces internautes sont clairement identifiés par des images ou statuts spécifiques que les administrateurs des forums leur octroient.
Et enfin nous observons un nouveau terrain d’intervention des web influenceurs : Twitter, outil de micro-blogging. On y poste ses humeurs, ses liens intéressants, ses avis… tout cela en 140 caractères maximum. On décide de suivre certaines personnes, d’autres font le choix de nous suivre et ceux qui ont décidé de nous suivre reçoivent nos mises à jour en temps réel.
Au départ, c’était souvent des personnes influentes sur d’autres supports qui y devenaient aussi influentes. On va effectivement suivre une personne qui nous a marqué lors, par exemple, de la visite d’un site web, parce que cette personne est une personnalité du monde politique ( Obama). On peut aussi s’attacher au suivi d’un événement, tel que Solidays . Mais ce nouvel outil de micro blogging permet l’apparition de nouvelles personnalités dont les interventions sont suivies plus particulièrement. On remarque que ces internautes n’ont pas forcément un blog ou un autre support d’intervention. Le plus illustre de ces nouveaux intervenants est selon moi Ashton Kutcher. Bien que ce soit un acteur connu, il a réussi à devenir l’un des ambassadeurs les plus connus de Twitter. Sa course aux followers (les personnes décidant de vous suivre) avec CNN a été très médiatisée dans les médias traditionnels.
Twitter est aussi l’outil de l’instantané : un événement sera directement commenté sur Twitter avant d’être traité plus sérieusement sur les autres supports. On a régulièrement pu observer ces derniers temps une course de l’information entre Twitter et les médias traditionnels. Les nouvelles des événements en Iran, les infos sur un tremblement de terre, ou la mort de Michael Jackson qui a dépassé tous les records cette semaine, passent tous par Twitter. Ici l’influence est donc dans l’instant contrairement aux autres supports, comme le blog, où l’écrit reste visible plus longtemps. Même si l’impact de Twitter est encore limité en France, sa marge de progression est énorme.
Le profil d’un web influenceur se résume donc par quelques caractéristiques simples:

  • un influenceur est expert sur le sujet dont il parle, c’est une référence et il doit être cité par d’autres internautes/bloggueurs/journalistes/etc. C’est finalement un acte qui ressemble fortement à du référencement naturel : plus on est pertinent sur un sujet, plus on est cité par les autres, plus on intervient et plus l’on a de chances d’obtenir une place en tête des résultats. La boucle est bouclée.
  • un influenceur peut aussi être un professionnel du secteur associé, mais dans ce cas il doit garder 100% d’objectivité. Les internautes ne pardonnent pas les dérapages : que ce soit l’abus d’articles sponsorisés ou la prise de positions trop polémiques comme on l’a vu avec Loïc Le Meur précédemment.

Même si ces caractéristiques fondamentales sont simples, tout le monde ne peut pas devenir influenceur du jour au lendemain. En effet, il faut compléter cette courte description par des éléments comme le réseau autour de l’intervenant, le ton des interventions, sa visibilité sur le web… Bref, cela ne se fait pas en un jour, les web influenceurs sont déjà, depuis longtemps, dans la place.

 

La révolution Google News Timeline ?

Ecrit par Benjamin le 24-04-2009 - 1 commentaire

Timeline

Petite révolution s’il en est, le dernier bébé de Google arrive sur vos écrans : j’ai nommé Time line.
Cette petite merveille du géant de Mountain View est une sorte d’excroissance de Google News. Elle permet d’agréger les informations tout en les classant dans le temps sous la forme d’une frise. Une nouvelle valorisation de l’information qui rappelle quelque peu la tentative récente d’Orange et de son magnifique 24/24

Avec Timeline, comme toujours avec Google, c’est clair et pratique. On a un aperçu complet des principales informations provenant de différentes sources et également la possibilité d’afficher ces informations sur une semaine, un mois, une année et même d’une décennie.
Un petit trou de mémoire sur le 9 Novembre 1989 ? En quatre clics j’ai la couverture du Time qui s’affiche et me rappelle que c’était la chute du mur de Berlin.
Pour le moment le choix est assez restreint au niveau des sources (St Petersburg Times/ Pittsburgh Post Gazette/ l’Hebdo Time et Wikipedia) mais il y a fort à parier que d’ici quelques mois le service va se développer. Ce nouvel outil pourrait bien transformer l’agrégation de l’actualité sur Internet et surtout de concurrencer un peu plus la presse « classique » déjà bien en position de faiblesse sur le web.
Reste maintenant à attendre une version française et de nouvelles sources. Mais une chose est sûre, c’est un bien bel outil qui débarque !

 

Mauvaise blague et E-réputation

Ecrit par Benjamin le 24-04-2009 - Aucun commentaire

Logo

Nombreuses sont les marques qui s’interrogent sur l’impact réel que peut avoir le web sur leur image.

Domino’s Pizza en a fait l’amère expérience cette semaine. Tout a débuté avec la publication sur Youtube d’une vidéo hallucinante dans laquelle deux employés de la firme ont cru amusant d’étaler sur des pizzas le contenu de leurs narines, ou encore de se frotter les fesses avec une éponge à vaisselle. Les conséquences ne se sont pas faites attendre, le jour même la vidéo fait le tour de la blogosphère et en 24 heures l’action Domino’s Pizza perd 3.5 %. Mais c’est bel et bien la réputation de la marque qui a pris un sacré coup derrière la tête. En effet, qui voudra désormais d’une pizza pepperoni mention crotte de nez…
Malgré tout il faut noter que la réaction du président du groupe Patrick Doyle fut à la mesure de l’évènement. Le groupe a eu une réaction rapide et ferme. Il ont tout d’abord publié une vidéo d’excuses publiques dans laquelle il explique que les petits malins ont été licenciés, que le restaurant incriminé allait être nettoyé de fond en comble et qu’il y aurait une vérification de tous les restaurants de la chaîne.
Un compte Twitter corporate a même été ouvert pour l’occasion (renvoyant vers des articles sur l’affaire). Cette blague de très bon goût montre bien que l’image de marque sur Internet est extrêmement fragile et très sensible face à ce genre de phénomène viral. Une vidéo fait le tour du web en 24 heures et peut nuire sur le long terme à l’entreprise. De plus, face à ce type d’attaques la position officielle fait pâle figure.
Ce genre de « dérapage incontrôlé » est donc bien vite arrivé et sur le web social la marque semble bien mal armée pour combattre ces problèmes.
Affaire à suivre…

 

Communication 4x4 : l’influence hors des sentiers battus

Ecrit par François Pinochet le 10-04-2009 - Aucun commentaire

Communication 4x4 : l’influence hors des sentiers battus

On oppose parfois la communication de masse, à l’influence qui agit de façon plus discrète et plus précise. La réputation semble prendre le pas sur la notoriété. L’un ne va pourtant pas sans l’autre évidemment.
Pour sortir des autoroutes des mass média, 4 itinéraires complémentaires s’offrent à l’entreprise décidée à être influente :

  • L’opinion sur le web : le web est devenu en moins de 4 ans un espace de liberté pour des publics et notamment le « grand », qui n’avaient pas la parole. Les profils y sont très variés, de plus en plus matures et « marketing vigilants ». 44% des internautes déclarent « aimer utiliser internet pour influencer le comportement des entreprises ». Devant l’explosion de la volumétrie des conversations, il faut désormais être expert pour comprendre les jeux d’influence et les dynamiques de diffusion d’opinion en ligne.
  • Les relations presse : à noter que les journalistes collectent de plus en plus leurs informations à la source des opinions véhiculées sur le web. La presse est à ce titre moins un leader d’opinion qu’un amplificateur. Elle n’est pas toujours représentative de l’opinion mais bénéficie d’un réel pouvoir d’influence.
  • Le lobbying : agir auprès des instances officielles, législateur et personnalités politiques pour faire valoir le point de vue de l’entreprise et peser sur le débat public. Les responsables politiques sensibles à l’opinion sont très curieux de ce qui se dit sur la toile. Le lobbyiste doit désormais ajouter la veille d’opinion à ses outils.
  • Les propres salariés de l’entreprise : on oublie trop souvent ce 4ème chemin de l’influence. Ne croyons pas qu’ils restent silencieux. Ils utilisent le web comme tout un chacun et s’y expriment sans aucun contrôle. Ils font facilement autorité car leur point de vue est forcément crédible car supposé être à la source de l’info. On observe fréquemment des salariés regrettant que malgré les avantages consentis au personnel, ils s’orientent sur l’offre concurrente jugée par eux plus compétitive. Exprimé sur des forums à très forte audience (aufeminin.com par exemple) l’effet est désastreux alors qu’il n’émane que de quelques individualités. Sans parler de ceux qui règlent leurs comptes avec leur employeur.

Je vous propose 4 pistes de réflexion pour optimiser votre réputation en s’appuyant sur vos personnels.

  • 1ère idée : considérer que la plupart des salariés sont viscéralement attachés à leur boite. Bien informés ils ajoutent à leur enthousiasme, l’objectivité de faits incontestables et constituent un bataillon d’influenceurs redoutablement efficaces !!
  • 2ème idée : prendre le temps de valider leur vision. De même qu’il existe de gros décalages entre la vision marketing d’une entreprise et l’opinion qui fait loi dans les conversations d’internautes, il existe des écarts entre ce qu’une direction peut dire et ce qu’un salarié peut exprimer à titre personnel. L’opinion des salariés recèle des pépites inexploitées à condition d’utiliser la bonne méthode de collecte.
  • 3ème idée : les privilégier dans le timing de diffusion des infos. En effet lorsque l’actualité met une entreprise sur le devant de la scène, la tendance naturelle est de solliciter le point de vue des gens de notre entourage les mieux placés à savoir des salariés. S’ils ont l’info, ils seront pertinents. S’ils ne l’ont pas, leur opinion sera aléatoire et très certainement contradictoire avec celle des autres salariés. D’où du « bruit » à risque…
  • 4ème idée : le périmètre de vos salariés est beaucoup plus large que vous ne le croyez. Il faut considérer que les salariés parlent souvent et régulièrement avec leurs proches qui finissent par avoir une vision éclairée de l’entreprise. On observe dans les conversations que des internautes revendiquent leur proximité avec un salarié pour donner plus de crédit à leur propos. La plupart des salariés restent attachés à l’entreprise même après l’avoir quitté. La nostalgie aidant, continuer à les informer même après leur départ ne coûte rien mais contribue à entretenir la réputation.

 

En mars, les feuilles vont-elles tomber?

Ecrit par Sylvie le 04-03-2009 - Aucun commentaire

E-book vs Livre

Le salon du livre qui se tient du 13 au 18 mars pourrait bien faire tomber quelques feuilles en présentant au grand public THE nouveauté pour les fans de lecture : l’e-book, ou livrel ou livre électronique.
Le marché semble opposer principalement Amazon (Kindle 2) et Sony (Reader PRS 505), mais cette fois-ci la divergence des futurs clients se situe ailleurs : tradition ou technologie ?
Lectrice assidue et curieuse, je suis allée voir ce que pensent mes congénères :
Certains s’étalent à loisir sur la page que l’on tourne, le geste de la main, l’odeur du papier, la bibliothèque remplie trônant au milieu du salon. On imagine sans peine, la fermette, le chat qui ronronne, le feu crépitant dans la cheminée. Nostalgie… Personne ne lit jamais dans le métro, aplati contre le hublot de la porte et le parapluie du voisin lui dégoulinant dans les bottes ?
D’autres aiment le high-tech, l’écologie (pour le papier car les déchets informatiques ça compte aussi !), escomptent sur des prix plus bas. L’encre électronique devenue confortable, la fin du stockage de tous vos cartons relégués au grenier, le voyage en emportant tous les romans que l’ont souhaite : des arguments qui ont séduit les pro – e-book…. Petite question : les gens liront-ils plus, car l’important c’est bien l’œuvre, non ?

La toile est riche de commentaires sur le sujet, les plus drôles relèvent de soucis « périphériques ». J’ai aimé ces deux là :
« trop gros, ça va déformer mes poches »
« je n’arrive pas à garder le livre ouvert, il veut reprendre sa forme originale c'est à dire fermé. Donc je me retrouve à lire dans des positions originales et pas forcement confortables. Le principe du format 1 page me séduit donc ».

J’ai terminé « partagée en deux », tradition et technologie me plaisaient ; impossible de prendre position. L’intervention de Bloublou sur www.clubic.com m’a sauvé : l’e-book « c’est complémentaire à un livre, ce n’est pas destiné à le remplacer ». Merci Bloublou, je suis d’accord avec toi.

 

Street marketing : « PRENEZ MES MARRONS J’AI BESOIN DE POGNON !! »

Ecrit par François Pinochet le 19-02-2009 - Aucun commentaire

Marrons chauds

C’est direct, c’est simple, c’est efficace ! Le marchand ambulant de la place Bellecour a tout compris aux basiques du marketing. A une époque où tout converge pour culpabiliser le consommateur et l’inciter à consommer responsable, où des multi-nationales élaborent des stratégies complexes pour justifier une démarche de commerce équitable ou un sponsoring humanitaire… voilà un slogan qui va droit au but, sans chichi de positionnement marketing.
Et là, pas besoin de grands mots et de concepts compliqués pour comprendre que c’est bien une question de commerce équitable : lui, il vend des marrons car il a besoin de pognon !! on comprend bien, que s’il le pouvait, il préférerait faire autre chose.
Outre les températures extrêmes du moment, favorables à ce commerce rudimentaire, notre spécialiste du marketing instinctif a bien compris la psychologie de ses chalands. Il y a rarement eu autant de monde dans les magasins durant les fêtes et pendant les soldes. Mais où est donc cette crise dont parlent les médias ? Grâce à notre marchand de marrons grillés, nous pouvons nous rassurer. La crise est bien là et nous avons la chance d’être épargnés. Alors profitons des soldes et réchauffons nous en faisant une bonne action.
Non vraiment, depuis Fernand Reynaud et son fameux sketch « ici on vend de belles oranges » on n’avait pas fait mieux.

 

Communiquer en temps de crise, une stratégie payante

Ecrit par François Pinochet le 11-02-2009 - Aucun commentaire

Ampoule web

Depuis plusieurs mois, la crise monopolise les médias et finit par occuper et même préoccuper tous les esprits. Mais qu’en est-il de la réalité d’une crise qui semble surtout affecter la sphère financière tandis que nombre de secteurs, dont le web, sont encore épargnés ?
Pourtant, la tentation de réduire ou de reporter les budgets de communication est de retour. La communication est une variable d’ajustement facile. L’histoire a pourtant démontré que les marques qui continuaient à investir en périodes difficiles, se renforçaient et figuraient 10 ans plus tard parmi les marques leader référentes.

Se recentrer frileusement sur les fondamentaux du marketing est tentant :

  • Privilégier ce qui rapporte à court terme mais on sacrifie des années de « brand building » à coup de promos tapageuses.
  • Réduire les coûts avec des effectifs de plus en plus allégés et toujours plus juniors sans vision stratégique.
  • Supprimer les petits produits en jetant avec l’eau du bain des stars en devenir correspondant aux attentes qui émergeront après la crise.

Nous assistons aujourd’hui à la première crise sérieuse depuis l’avènement du web communautaire. La donne a changé avec de nouveaux types de menaces mais aussi de nouvelles opportunités.
Réduire ses investissements aujourd’hui, ce n’est plus remettre à plus tard la construction de son image dans un contexte où les concurrents font de même, c’est laisser le champ libre à l’opinion sur le web pour faire ou défaire sa réputation. Si on ne doit garder qu’une seule chose, c’est assurément le volet web de la stratégie, celui qui permet d'écouter et d’alimenter les opinions dans les communautés d’internautes.
Les fondamentaux du marketing ne s’opposent pas, et sont même particulièrement en phase avec la logique du web :

  • Les petits produits satisfont les tactiques de long tail (le CA cumulé des nombreuses petites références se révèle supérieur et plus profitable que les 20/80 de la distribution traditionnelle).
  • En avoir plus pour le même investissement : c’est le principe du buzz où l’opinion se propage d’elle-même à partir d’un investissement de départ minime.
  • Entretenir son « fan club » en fédérant des communautés qui se feront les ambassadeurs de votre marque sans recourir à l’achat d’espace.

Même si elles ne se suffisent pas à elles-mêmes, les stratégies web ont également l’avantage d’être les moins coûteuses.
On a donc tout intérêt à glisser de stratégies de visibilité vers des stratégies d’influence en ligne. Soyons donc Web Intelligent.

A lire aussi: Ads on Edge

 

Les raisons du succès du Web 2.0

Ecrit par Caroline Faillet le 05-02-2009 - 1 commentaire

“These people are writing in their own voices because they want to help, to contribute. If it’s not altruism, it’s something close to it, with maybe an occasional touch of revenge”. Cluetrain Manifesto

Les études pleuvent pour attester du phénomène aujourd'hui bien connu de tous : les internautes accordent plus de confiance à leurs pairs, à travers des retours d'expérience et sites d'avis de consommateurs, qu'à la publicité. Cf la dernière étude du cabinet Leo J. Shapiro & Associates LLC sur le sujet "Exploring The Impact of UGC on Consumer Behaviour". Attardons nous ici plutôt sur les raisons d'un tel succès et en particulier sur les raisons sociales. Nous en identifions 5 principales :

  • le discours authentique, versus le discours policé
  • le langage naturel, versus le jargon du communiquant
  • l'identification possible, versus la publicité de masse
  • la personnalisation, versus la communication descendante
  • le pouvoir rendu au consommateur, versus le matraquage publicitaire.

1) Le discours authentique

L’internaute a une soif de transparence, d’information objective, et pas du propos lissé des équipes marketing.
Créer un blog animé par des marketeurs apparaîtrait comme le comble du mauvais goût du Web 2.0, comme en a fait douloureusement l’expérience Vichy avec son blog de la peau. En même temps, l’internaute a une opinion sur tout et ne se prive pas de la donner. Alors comment les internautes peuvent-ils avoir confiance?

Qu'il s'agisse des forums, des sites d'avis de consommateurs ou des réseaux sociaux : tous les espaces d’échange qui se sont maintenus et ont gagné la confiance des internautes incluent une forme d’auto-régulation.

2) Le langage naturel

Depuis 2000, on assiste à des tentatives de moteur de recherche en langage naturel (Askjeeves), des agents virtuels en 3D qui sont censés être intelligents et répondre à vos questions (La Cantoche). Alors pourquoi Yahoo crée-t-il en 2008 Yahoo Questions/réponses, un simple forum où les internautes reprennent du galon par rapport à l’intelligence artificielle?
Parce que rien ne remplace encore la formulation d’une question en langage naturel
–- Le contexte est précisé
–- La communauté interprètera et étayera au besoin l’investigation de l’internaute
–- Le dialogue est possible
Ce besoin de communiquer en langage courant est à rapprocher d’une quête toujours insatiable d’immédiateté.
L’internaute veut jouir de tout, tout de suite et, si possible, sans contrepartie. L’instant messenging consacre une génération de l’accélération : à l’immédiateté se joint la rapidité, car sur les messageries instantanées, on peut écrire en SMS.

3) L'identification possible

La richesse et la variété des espaces d’échange permet aujourd’hui à l’internaute de poser sa question dans l’espace où les internautes lui ressemblent le plus :
–- Sexe : communautés féminines
–- Région géographique : forums locaux
–- Préoccupation/passion : forums, blogs et hubs thématiques
–- Profil CSP/secteur professionnel : réseaux sociaux
–- Membres de sa tribu : skyblog, mySpace…
–- Etc

Du coup, tout devient sujet à segmentation identitaire :
–- Zlio : je crée une boutique en ligne pour mettre mes produits à la vente
–- Feedback 2.0 : l’avis d’internautes qui nous ressemblent
–- Del.icio.us : les bookmarks d’internautes qui me ressemblent
La conception d’un profil implique la création d’une carte d’identité sur le réseau, qui sert à définir ses envies. Les sites qui conservent chaque profil peuvent suivre l’individu à travers ses différentes habitudes. Ce que l’on achète, mange, aime, écoute n’a plus de secrets pour les agrégateurs de communautés.

4) La personnalisation

Longtemps annoncé par les marketeurs, le « one-to-one » trouve sa véritable expression dans l’Internet d’aujourd’hui.
Internet au service de l’ego : du récit à la première personne du blogueur qui nous livre sa vision, ses conseils, son expérience, à un lecteur d’une insatiable curiosité. Avec le blog, le leader d’opinion jadis désincarné prend du corps. Une photo, un pseudo mais aussi toutes ses préférences vont nous être connues.
Mais ce narcissisme n’est pas le seul fait des blogs. Avoir une réponse personnalisée selon ses besoins, son contexte particulier est une attente forte des internautes :
–- Les diagnostics personnalisés, de la minceur à l’isolation thermique de sa maison, foisonnent.
–- Et pour l’ultra personnalisation la meilleure solution reste encore de poser sa question dans un forum où un expert viendra forcément à notre rescousse.

Conséquence : les interventions des marques dans les forums ne sont jamais rejetées d’emblée dès lors qu’elles respectent la règle de la personnalisation (transparence) et du discours authentique.

5) Le pouvoir rendu au consommateur

Face aux marques, Internet et plus globalement les NTIC représentent une immense courroie de transmission pour la mobilisation des consommateurs :
–- Consommateur suréquipé en permanence (téléphone photo/vidéo) pour constituer des preuves
–- Sites de dénonciation
–- Newsgroups et forums juridiques
–- Immersion dans ces espaces de sociétés se spécialisant dans l’aide du consommateur
–- E-mail menaçant à tout moment d’une propagation virale et d’une reprise par des leaders d’opinion.
Les nombreux exemples de marques ayant dû faire machine arrière suite à des mouvements hostiles de consommateurs sont d’autant plus encourageants.
Une autre forme, plus positive, du développement du pouvoir du consommateur est la désintermédiation.


Un sentiment de puissance qui ne peut donc que s’accentuer alors que se creuse l’écart entre les technologies proposées dans les entreprises et les technologies utilisées par l’internaute à la maison :

–- Wifi, 3G lui donnent l’internet mobile quand le Blackberry était réservé au PDG de l’entreprise
–- Des portails personnalisés qui dépassent largement les quelques services des intranets d’entreprise
–- Des outils collaboratifs, la création de site web pour tous concurrencent tous les organes de communication interne.

 

Gestion de l’identité numérique

Ecrit par Julien D le 21-01-2009 - Aucun commentaire

Empreinte numérique

Quand je rencontre quelqu’un, j’ai le très vilain réflexe de le Googler (def = Faire une recherche sur Google – Et dans notre cas, rechercher des infos sur une personne)
Non que je sois une fouine virtuelle ou un curieux de la souris, mais Internet me permet d’avoir des renseignements sur les gens et leur parcours, de manière très précise et à leur insu quelques fois, je l’avoue.
Mais je ne suis pas le seul : Sociétés de recrutement, entreprises, organismes de sécurité (police..) ou tout simplement amis et famille font sûrement de même.
Dans certains cas, je serais très embêté que l’on découvre des informations [trop] personnelles sur moi. (CF l’article du magazine « Le tigre » qui a pu décrire toute la vie d’une personne choisie au hasard, uniquement en cherchant des informations sur Internet : http://www.le-tigre.net/Marc-L.html )
Et pourtant il faut s’y faire : plus nous devenons des acteurs du Web, plus nous sommes enregistrés et référencés sur le réseau.
Nombreux sont ceux qui crient au scandale sur la publication de données personnelles. On ne compte plus les journalistes et « spécialistes » qui conseillent de ne rien divulguer de soi sur le Web. Bien sûr on peut toujours se transformer en ermite pour éviter ça. Mais avec l’expansion du Net, il faudra bien vivre avec.
Plutôt que de se braquer, pourquoi ne pas accepter le fait qu’il existe une vie numérique ?!
Il ne s’agit pas d’une vie virtuelle comme dans Second Life mais d’une seconde nation avec ses activités, ses échanges et bien sûr, son identité. Encore une fois, elle ne remplace pas la vie réelle, elle est simplement une extension de cette dernière. Alors, conseil : cette vie numérique nous devons la gérer et en garder le contrôle.
La vie numérique se divise en 3 parties :
- L’identité numérique : Votre nom, votre parcours, vos coordonnées… C’est la partie la plus simple à gérer avec des supports comme Facebook, Copains d’avant, Viadeo, Linkedin…
- L’activité numérique : Ce que vous faites, ce que vous dites sur le Net… par le biais de supports comme les forums, les blogs, Ebay, Amazon…
- La réputation numérique : C’est le reflet de votre identité et de votre activité numériques. Il s’agit de votre renom auprès des autres internautes.
A Bolero, on connaît bien la réputation numérique : on l’étudie pour nos clients, pour leur entreprise et pour leur marque.
Bref, nous savons tous qu’Internet n’est plus un gadget ou un support de communication à prendre à la légère. Pourtant, nos attitudes montrent le contraire. Nous avons trop pensé qu’Internet ne pouvait pas nous atteindre aussi personnellement. Et quand c’est le cas, notre premier réflexe est la crainte. Pourtant, avec un minimum de gestion, nous existons !
Alors tapez votre prénom et votre nom dans Google… Que voyez-vous ?

 

Dis c’est quoi la tendance pour 2009 ?

Ecrit par Aurélie C le 15-01-2009 - Aucun commentaire

Tendances

Pour vous aider à rester dans le ton, nous avons identifié, grâce à une veille sur le web, les 3 tendances phares qui ont envahi les podiums et le salon Maison et Objet et que l’on retrouvera un peu de partout dès le printemps.
«L’Essentiel » un hymne à la nature environnante, aux lignes pures et aux matériaux naturels. C’est un retour aux sources dans un quotidien happé par l’industrialisation à outrance et le rythme effréné de nos vies.
Un « Bizarre Bazar », une « évasion » à travers l’orient où le romantisme et le baroque ethnique se côtoient. Un subtil mélange de chamanisme, de matières brutes et plus nobles.
« Extravagancia » incarne l’esprit décalé et audacieux des créateurs pour la saison printemps été 2009, sous un angle très playground et avec une forte dose d’humour ! La couleur s’affiche joyeusement et joue les contrastes pour plus de ludisme.
A vous d’imaginer maintenant les déclinaisons !

 

La question du jour : peut-on faire du buzz avec n’importe quoi ?

Ecrit par Aurélie C le 13-01-2009 - Aucun commentaire

Vache

Ray Ban est bien connu pour réussir à créer du buzz, ses vidéos « Guy catches glasses with face », postées il y a 1 an, le traduisent bien : elle est en 1ère position sur l’ensemble des vidéos Never Hide (avec 3 960 824 vues). Avec sa nouvelle vidéo buzz « Cow gives birth to a dude », postées il y a seulement 6 jours, la question « peut-on faire du buzz avec n’importe quoi ? » se pose : une vache qui donne naissance à un Dude, The Dude des frères Cohen….cela laisse sceptiquement rêveur….Mais au vu des résultats on ne peut que rester coi….et il y a vraiment de quoi ! Avec 484 217 vues en 6 jours elle arrive en 3ème position de l’ensemble des vidéos Never Hide. Et les 527 commentaires en témoignent !….commentaires en anglais bien sûr….mais est-ce que l‘humour traverse les frontières ?

 

La face cachée de Google

Ecrit par Oriana le 17-11-2008 - Aucun commentaire

Google

Si comme moi vous êtes loin de maîtriser le web 2.0 et plus particulièrement Google, la suite va vous intéresser. Grâce aux geeks de l’agence (merci d’approfondir mon apprentissage un peu plus chaque jour..), j’ai découvert que nos recherches Google pouvaient être bien plus précises. Google nous fait donc gagner du temps ! Parmi ces fonctionnalités il y a, bien entendu, la calculatrice intégrée (il vous suffit d’utiliser les symboles de calcul dans la Google barre), le convertisseur d’unités monétaires, les définitions (en tapant le mot « définition » et le terme recherché), la météo… Mais le plus intéressant reste ce que je nomme « l’affineur » de recherches : lorsque vous interrogez Google sur une expression exacte dont chaque mot à son importance il suffit de mettre la forme entres guillemets. Lorsque, au contraire, vous souhaitez exclure des termes de votre recherche, il faut simplement mettre le signe «-» ; exemple : vous souhaitez des informations sur Paris mais sans en avoir sur la tour Eiffel, tapez Paris –Eiffel. Oui, c’est aussi simple que ça, qui a dit que le web était compliqué ?!

 

Influence : les blogs plus efficaces que les réseaux sociaux

Ecrit par Marie le 13-11-2008 - Aucun commentaire

Influence

Une étude réalisée par Jupiter Research, commanditée par Buzzlogic, met en avant le pouvoir d’influence des blogs face aux réseaux sociaux en matière de recherche d’information en vue d’un achat. Elle aborde également la question de la confiance accordée à ces différents supports.
L’étude, menée aux Etats-Unis sur 2000 lecteurs réguliers de blogs, nous apprend que ces « journaux de bord » auraient plus d’influence que les réseaux communautaires de type MySpace ou Facebook, très prisés au pays de l’Oncle Sam. 50% des lecteurs de blogs considèrent leurs lectures utiles pour obtenir des renseignements en vue de passer à l’acte d’achat. Le contenu des blogs obtient une plus grande part de confiance que les réseaux sociaux lorsqu’il s’agit de passer à la décision.
15 % des internautes surfant sur les blogs indiquent avoir fait confiance à ce support, contre 10 % pour les réseaux sociaux. Paradoxalement, 50 % des interrogés estiment être influencés par les blogs. Le croisement de ces données met en exergue la différence entre influence et confiance : les acheteurs potentiels se sentent influencés mais n’accordent pas leur confiance.
Une donnée qui peut paraitre étonnante : pour 39 % des répondants, un lien trouvé sur un blog équivaut à la recommandation d'une personne. Cette réponse peut être liée à la population étudiée, visiblement familiarisée avec les blogs.
Les étapes où le blog intervient dans la décision d’achat :

  • 21 % l’utilisent pour la décision d’achat d’un produit ou d’un service
  • 19 % pour affiner leur choix
  • 19 % également pour obtenir de l’aide (conseils et service après-vente)
  • 17 % pour découvrir de nouveaux produits ou services

Il faut garder à l’esprit que cette étude est réalisée auprès d’internautes habitués aux blogs et qu’elle ne prend pas en compte le degré d’implication de l’achat. Par ailleurs, si la presse spécialisée et les comparateurs restent potentiellement importants dans leur décision, il n’en reste pas moins qu’offline, c’est le bouche-à-oreille qui reste le roi.

 

PME AdmiNETez vous !

Ecrit par Sylvie le 05-11-2008 - Aucun commentaire

Feuille de soin

Le 21 octobre dernier, les organismes collecteurs de charges sociales (Urssaf, Assedic, Caisses de Retraite, CRAM), invitaient les administratifs et comptables de PME dans les locaux de la CCI de Lyon afin de promouvoir le site Net-entreprises.fr.

Bien qu’utilisatrice depuis longtemps, je décidais de m’y rendre pour y apprendre les dernières nouveautés : savez-vous qu’en remplissant en ligne une attestation de salaire pour un collaborateur malade, vous l’aidez à recevoir ses indemnités journalières de sécurité sociale beaucoup plus rapidement ! Le délai de traitement du dossier se réduit de 30 à 5 jours…
Mais quelle ne fut pas ma déception en voyant si peu d’affluence aux ateliers offrant une assistance bien utile à ceux qui, un peu frileux, hésitent à inscrire leur entreprise. Les intervenants m’ont confirmé ce que je craignais : « Il est difficile de décider les petites entreprises ». Pourtant ce sont bien elles qui râlent à longueur d’année à cause de la paperasse, bougonnent pour poster le courrier à date fixe, barbouillent leurs feuilles de tippex à la moindre erreur, paniquent en égarant la photocopie destinée aux archives !!!
Alors faites vous plaisir les PME, évoluez vous aussi, ne laissez plus vos services administratifs en dehors des tendances, jonglez (avant qu’ils ne vous y obligent un jour ou l’autre …..) avec les sites de déclarations fiscales et sociales en ligne comme : Télétv@, impots.gouv.fr, Afdas ou CCI de Lyon.

 

Influence sans conscience

Ecrit par Caroline Faillet le 28-10-2008 - Aucun commentaire

La vérité

… n’est que ruine de l’image. Quand cette responsable de veille d’un ministère me pose droit dans les yeux la question « mais où est la vérité ? », je perçois l’aspect fascinant et terrifiant de nos métiers. Nous travaillons pour des industriels qui nous informent et nous orientent de manière à faire émerger LEUR vérité. Faire percer l’objectivité, démystifier à tout prix une toile minée de rumeurs et bêtises les plus diverses. Mais qui influence qui ? Sommes-nous quelque part aussi sous influence ? Bien sûr, il y a le libre arbitre et une démarche rationnelle qui nous permettent de croiser les informations, vérifier leurs sources afin d’agir dans l’intérêt de notre client et d’un certain intérêt général.
Mais surtout, il y a une certaine forme de pari : nos clients appartiennent à une nouvelle génération d’annonceurs qui ont compris que le monde avait changé. Qu’il y a bien plus de manipulation à inonder les consommateurs de publicité qu’à chercher à les informer, qu’ils ont bien plus à perdre à déformer la vérité qu’à établir un dialogue avec le public. « Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien ».

 

Nom de domaine et buzz

Ecrit par Julien D le 27-10-2008 - 1 commentaire

Nom de domaine et buzz

LA tendance du moment : dès qu’un évènement ou une actualité font parler d’eux sur le Net (ou dans les médias en général), un nom de domaine correspondant est déposé. Mais pourquoi mon bon monsieur ?

  • pour créer volontairement du buzz ou du trafic en profitant du bruit existant (que vous soyez ou non à l’origine de l’évènement),
  • pour relayer l’information sur le Web,
  • pour gagner de l’argent en déposant le nom de domaine avant tout le monde et le revendre au plus offrant.

On peut citer comme exemple cassetoipauvrecon.com, en hommage au célèbre déboire de notre cher président lors du salon de l’agriculture.
Le nom de domaine a été rapidement déposé et un premier site avait été mis hors ligne tout aussi rapidement… (on se demande pourquoi). Mais il est, depuis peu, de retour. Le contenu du site n’est pas le sujet de notre article mais il ne semble pas être actualisé (on ne connait pas non plus ses objectifs). En tout cas, l’auteur met clairement en évidence son désir de vendre le nom de domaine…
…Et là, c’est le drame ! Pas d’acheteur ! Difficile en effet de vendre un nom de domaine qui surfe sur un évènement dont on ne parle plus.

D’autres exemples aussi avec des noms de domaines utilisés de manière plus fine à mon goût…
Citons vivelacrise.com, site sur le rachat de crédits et le recouvrement de créances qui surfe sur un thème récent et toujours d’actualité (Ah bon, c’est toujours la crise ? Pourtant google n’a pas perdu en bourse ! Mon ami geek, la vie ne s’arrête pas qu’aux NTIC!)

Ou encore mon-pouvoir-dachat.com, mon préféré...
Et devinez qui est à l’origine de ce site ? Si je vous dit qu’ils en ont déjà fait un du même genre : Quiestlemoinscher.com… Eh oui, c’est Leclerc! Ils sont fort à ce jeu là. Bon, il faut dire que Quiestlemoinscher.com est hors ligne.. Il fallait bien qu’ils se dirigent vers un autre créneau.

Enfin, il y a ceux qui n’ont rien demandé et profitent de leur nom de domaine.
C’est le cas de joetheplumber.com. Un petit plombier américain qui a tout simplement fait son petit site pour attirer les clients de sa petite ville, jusqu’à maintenant il avait un tout petit trafic. Grâce à mister Obama, il est devenu un site avec un GROS trafic: il est passé de 10 visites à 32 000 visites quotidiennes. On lui a même proposé de racheter le nom de domaine pour 800 000$. Pourtant son site ne parle pas du tout de politique...
D’après sansblog.com, les noms de domaines suivants ne sont plus disponibles :
joetheplumber.asia - joetheplumber.us.com - joetheplumber.mobi - joetheplumber.pro. Même la version française : joeleplombier.com. (concurrent à joeletaxi.com.. Ah ah ah)

 

Ras le bol de l'ergonomie

Ecrit par Julien D le 09-10-2008 - Aucun commentaire

Post-it

Aujourd’hui je me suis dit : je vais jeter un pavé dans la mare…
Je vais sûrement choquer beaucoup de mes compatriotes du web qui ne jurent que par l’ergonomie…
Mais j’en avais marre (la pavé ? ahahahah…hum… Vous n’avez pas compris ? Ce n’est pas grave !) d’entendre des « oui, les règles d’ergonomie sont ainsi », « les internautes font toujours comme ça », « ça se passe toujours de cette façon car c’est écrit noir sur blanc »… (Comment ça, je l’ai déjà dit moi-même ?!).
Bref, avec la mode actuelle de l’utilisabilité, les bloggeurs et spécialistes du web ont tendance à tout prendre pour paroles d’évangile ou à se considérer comme des gourous sans faille de l’ergonomie.
Je m’explique :
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu des articles sur des prétendues règles d’ergo ou sur de magnifiques conclusions de célèbres spécialistes que personne n’ose remettre en cause. Nous sommes tous, professionnels du web, à se demander « ce que veulent les internautes », c’est clair ! Et nous sommes tous à la recherche de réponses à cette question. Du moins, ceux qui s’intéressent un temps soit peu aux internautes…
Pour cela, on lit de (très gros) ouvrages/études d’ergonomes qui ont appris plein de théories pendant de nombreuses années. Ou on s’attarde sur des études de spécialistes du Web qui nous sortent des conclusions logiques mais seulement pour eux.
Mais leurs conclusions s’adaptent-elles toujours à notre site ? A nos consommateurs ? A nos internautes ? A l’ensemble des internautes ?
Leurs règles sont souvent issues d’études à des moments précis, sur des sites spécifiques et avec des internautes spécifiques.
Je ne dis pas qu’il faut rejeter tout en bloc. Car il y a de nombreuses tendances sur les comportements internautes qui se répètent sur l’ensemble des sites. Ce sont souvent des comportements logiques dont il faut obligatoirement tenir compte sur son propre site.
Mais alors que faire pour tout savoir de ce que veulent vraiment nos internautes ?
Eh bien, demandez leur ! Demandez à vos internautes ce qui ne va pas sur votre site ou ce qu’ils veulent y trouver !
Comment s’y prendre ? Faites des tests utilisateurs ! Questionnez-les, observez-les ! Rien ne vaut la pratique réelle… Et dites-vous que votre site ne sera jamais parfait même si vous respectez toutes les règles. Pour qu’il le soit, il faut ne jamais cesser de demander l’avis des internautes !
N’oubliez-pas : Viva los testos ! Viva los internataus ! (c’est n’importe quoi, je sais ! Surtout que ce n’est pas espagnol)
Julien en mode j'en-ai-marre !

 

La puissance du buzz, ou pourquoi accorder sa confiance à de parfaits inconnus !

Ecrit par Aurélie C le 09-10-2008 - Aucun commentaire

Blog

Selon une étude récente menée par Universal McCann auprès de 17 000 internautes de 29 pays, le consommateur ferait davantage confiance à un internaute totalement anonyme plutôt qu’à un expert pour l’aider à choisir un produit ou un service. Même dans les secteurs où l'expertise a toujours été la clé des décisions d'achat comme la finance, l'avis d'un inconnu est en passe de devenir de plus en plus considérable!
Autrefois consommateurs passifs, ils sont désormais créateurs actifs. Écrire des blogs est ainsi passé de 28% en 2006 à 44% aujourd'hui, créer une page sur un réseau social de 27% à 57,5% et télécharger un clip vidéo de 10 à 42%! Le multimédia n'échappe pas à cette mouvance puisque 34% des utilisateurs du réseau partagent des opinions sur la musique et 55%sur les photos. Ces nouveaux internautes jonglent habilement avec les techniques de communication de plus en plus virtuelles: 82% trouvent des informations sur un produit grâce à un moteur de recherche, 80% lisent l'email envoyé par un ami ou un collègue. 69% vont encore sur le site officiel de la marque mais 55% regardent les commentaires laissés sur un profil personnel comme Facebook!
Les consommateurs n’hésitent plus à diffuser leur opinion via MSN, les blogs, les réseaux sociaux….
Et parmi ces échanges au ton tour à tour acerbe, enjoué, racoleur, admiratif, certains prendront un ton d’avance, et les écrivains jusqu’alors anonymes deviendront les mentors de la communauté, les « Super-influents » qu’on lit…les yeux fermés ! Les marques n’ont qu’à bien se tenir…

 

Citations web 2.0 : on ne dit plus...

Ecrit par Caroline Faillet le 02-10-2008 - Aucun commentaire

Blabla

On ne dit plus "mass-media"
.... On dit "mess media"
On ne dit plus "marketing direct"
....On dit "marketing des conversations"
On ne dit plus "plan-média"
... On dit "stratégie de rayonnement"
On ne dit plus "capter du trafic"
... On dit "créer un écosystème numérique"

 

3 manières de vivre les RP 2.0

Ecrit par Oriana le 15-09-2008 - Aucun commentaire

Megaphone

Selon une étude de Bennett & Company, 79% des journalistes se nourrissent d’informations issues de médias sociaux pour la rédaction de leurs articles.

Ce chiffre démontre toute l’influence des média sociaux dans les relations presse. RP et Web ne font plus qu’un.
Il y a donc aujourd’hui 3 manières de vivre et de faire vivre ses RP sur le web :
- Publier son communiqué ou son dossier de presse en ligne. Après un bilan non exhaustif sur la toile, il existe un peu plus de 15 sites proposant une mise en ligne gratuite des documents de RP : actualites-web, categorynet, news-eco, communique-de-presse-gratuit, hotfrog…

- Partager ses documents de RP. Dans la sphère du web 2.0 le partage des documents est chose courante : photos, vidéos, fichiers, listes de liens, tout s’échange. Avis aux attachés de presse : slideshare, issuu, scribd sont à ajouter à vos favoris ! Ils vous permettront de diffuser vos dossiers de presse gratuitement. Le plus : une présentation soignée, fluide et esthétique.
Pour preuve une étude de Harris interactive sur l'influence du web.

- Créer un Blog d’entreprise. Quoi de mieux pour faire des RP que de créer un blog professionnel ? Le blog Bolero, comme vous pouvez le constater, est un véritable outil au service de la communication et des RP de l’agence.

 

Le tryvertising, une alternative pour booster la pub ?

Ecrit par Aurélie C le 12-09-2008 - Aucun commentaire

Tryvertising

Vous avez déjà découvert certains matins des échantillons de shampooing, chocolat en poudre et autre serviette hygiénique dans votre boite aux lettres? Vous avez succombé à la tentation de les tester? Et bien, sans le savoir, vous étiez à la pointe de l'innovation marketing et deveniez dès lors un "try-sumer".
Imaginez maintenant que vous payiez (une somme symbolique, tout de même!) pour accéder au temple du tryvertising, le sample lab de Tokyo, le premier laboratoire de tests au monde! Le principe est simple et diaboliquement efficace: vous sélectionnez 5 échantillons produits parmi un pannel extrêmement large allant de la sauce barbecue au matériel de fitness; vous les ramenez chez vous, vous les testez, vous éditez un rapport et hop le tour est joué!
Le but du concept est simple: mettre le consommateur au centre du lancement produit en l'impliquant à la source, collecter les retours des produits testés et enfin créer le bouche à oreille, arme des plus efficaces pour le lancement d'un produit.
Le tryvertising commence à émerger, et comme bon nombre d'innovations, c'est du côté du soleil levant qu'il faut tourner notre regard; il faudra peut-être un peu de temps pour que le concept arrive jusqu'à notre vieille Europe mais l'alternative de communication semble porter ses fruits, alors attendons patiemment de pouvoir devenir un jour un "try-sumer" confirmé!

 

RP 2.0, RP en ligne

Ecrit par Oriana le 03-09-2008 - Aucun commentaire

issuu

Le Web 2.0 incarne la nouvelle génération internet. On raisonne tous « internet », le réflexe guide nos pas sur la toile: acheter, apprendre, rencontrer, communiquer, vendre, postuler… Incontestable outil de travail, de diagnostic, de renseignements, de mesure…Internet est au cœur de notre vie personnelle et professionnelle.
Au même titre que d’autres secteurs d’activités, les relations presse doivent suivre la mouvance. Tradition et habitudes ne sont plus de rigueur. Si on veut de l’efficacité, de la performance et du résultat, nos relations presses doivent être 2.0. L’attaché de presse ne peut plus se contenter de diffuser communiqués et dossiers de presse par mail ou par courrier aux journalistes de leur fichier presse. RP est aussi synonyme de buzz, blog, média social…
La création de sites tels que issuu, slideshare ou scribd est la preuve de l’évolution des relations presse. Alors vivent les RP nouvelle génération!!

 

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